Dossier

La 57e Biennale d’art contemporain de Venise - L’Arsenal

13.05 - 26.11.2017

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Communiqué de presse

 

À  l’Arsenal. L’exposition se déroule en suivant d’innombrables fils et propositions d’interactions. A commencer par celle du Taïwanais Mingwei Lee, The Mending Project, qui propose de recoudre vos vêtements avec des bobines de toutes les couleurs. Les cartes géographiques et livres brodés par l’artiste Sarde décédée Maria Lai lui font face. Elle avait fait ses études à l’Ecole des Beaux-arts de Venise. En droite ligne, le Philippin David Medalla propose aux visiteurs de coudre un petit message sur son immense hamac. Les trames suspendues de la Portugaise Leonor Antunes et les splendides pièces longilignes et légères du Kosovar Peter Halilaj guident le visiteur vers le «  lieu sacré  » du Brésilien Ernesto Neto qui offre une pose sereine et méditative sous une tente de crochet lestée de plantes en parfaite santé.

 

Plus loin, un autre Brésilien, Abdoulaye Konaté, barre le passage avec une somptueuse tenture tissée dans de profondes tonalités rouges et bleues. Enfin l’Américaine Sheila Hicks, qui vit et travaille à Paris, s’est chargée d’obstruer le mur de clôture avec un amoncellement, du sol au plafond, de gros poufs de tissus multicolores et de vastes tapisseries. L’artiste s’est vue disposer également d’un espace complémentaire où elle présentait sur socles des objets entourés de fils aux coloris plus atténués.Une galerie d’images lui est particulièrement consacrée.


























 


















































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La matière envahit partout dans l’Arsenal avec des techniques très diverses (troncs d’arbre en cire blanche, photographies d’archives, chaussures érigées en espace de culture par le Français Michel Blazy, peintures et sculptures doncen tous genres aux dimensions à peu près équivalentes). Une halte s’imposait avant la fin de la visite pour découvrir la vidéo teintée à la fois d’humour et de mélancolie de la Turque Nevin Aladağ, Traces. Cette installation vidéo HD trois canaux a vu le jour en 2015 à Stuttgart, la ville où a grandi l’artiste. Celle-ci utilise le même type d’instruments de musique que les musiciens (de rue) locaux pour faire résonner l’espace urbain – squares, principaux lieux de promenades, de rencontres et de commerces. Mais ici, l'orchestre ne met pas en action des individus mais le mobilier urbain, un manège, un arbre, des trottoirs... qui commandent l’interaction avec les instruments de façon faussement aléatoire pour créer de brefs bruits surprenants. L'architecture urbaine dans sa statique dialogue sans le vouloir avec l'objet éphémère dans une composition visuelle et musicale minutieusement organisée.







 











 











La 57e Biennale d’art contemporain de Venise - L’Arsenal

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