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15ème Biennale Internationale de Cuenca

Cuenca (Equateur)

10.12.2021 - 28.02.2022

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Communiqué de presse


La 15e Biennale de Cuenca, en Équateur, intitulée Biennale du Biocène: Changer le vert en bleu, abordera les questions liées à la crise climatique et écosociale, en s'appuyant sur trois axes de réflexion :

Les savoirs ancestraux et traditionnels, sauvegardant la tradition des communautés et la sagesse indigène et sont attentifs aux savoirs bioculturels : traditions culturelles associées à la biodiversité, avec un accent particulier portant sur le contexte environnant.


Écoféminisme critique, une section qui fait le lien avec la précédente concernant la récupération des connaissances sur la pachamama - une femme enceinte aux traits indiens que l'on célèbre pour les fêtes traditionnelles de la Pachamama. La « Terre mère » constitue la divinité majeure dans la cosmologie des peuples andins, dont les importantes communautés aymaras et quechuas -, ainsi que l'écodépendance et l'apprentissage interculturel comme moyen d'améliorer toutes les cultures.


Les « scénarios d'avenir » se concentreront sur l'art de devenir un moteur efficace pour construire des futurs - probables et possibles - alimentés par la spéculation d'utopies et d'alternatives.













































 


















































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Ces pistes de réflexion sont proches de la thèse du commissaire sur le Biocène, qui aborde un concept alternatif à celui d'Anthropocène. Auparavant, une multitude de concepts alternatifs sont apparus, et concernant le Biocène, celui-ci invoque une nouvelle ère qui place la vie au centre.

Le sous-titre de la Biennale, « Changer le vert en bleu », fait allusion au greenwashing, une pratique qui s'est approprié la couleur verte. L'eau que nous épuisons n'est pas verte, ni les territoires dévastés par les politiques d'extraction et l'action anthropique. Le racisme environnemental, la perte de biodiversité, le colonialisme d'entreprise… font partie d'un récit environnemental bien plus vaste que celui qui nous a fait croire au vert comme couleur de l'écologie.

Une biennale durable

Pour aborder une biennale durable, encadrée par ces axes de réflexion, la première action a été de réduire le nombre d'artistes participants ; moins d'espaces et tous proches les uns des autres. L'intention est qu'aucun visiteur n'ait à prendre de moyen de transport pour visiter les lieux, afin de profiter de la visite à pied et de passer plus de temps sur chaque projet. Elle cherche à échapper aux biennales indigestes, où l'on n'a jamais le temps de tout voir, car elles répondent à un rythme frénétique. De plus, 70% des artistes sélectionnés sont des femmes, le pourcentage le plus élevé de femmes artistes par rapport aux éditions précédentes de la Biennale de Cuenca.

Directives de durabilité

Dès le début, un certain nombre de lignes directrices ont été établies pour prendre en charge l'empreinte écologique tout au long du cycle de vie du projet. L'expédition d'œuvres d'art a été réduite au minimum ; la plupart seront produites sur place, en privilégiant les matériaux locaux et les procédés respectueux de l'environnement. L'accent a été mis sur la collaboration avec les artisans et le travail avec la communauté, en évitant les matériaux polluants et en réutilisant les dispositifs d'affichage. Un plan déchets a également été élaboré et la plupart des matériaux seront donnés aux collectivités — bois, métaux, tissus, structures — et les déchets réduits au minimum seront biodégradables.

L'importance est donnée aux processus invisibles, car la Biennale ne s'intéresse pas à la création d'un événement artistique de façade, mais plutôt à celui qui représente vraiment un changement de paradigme et une transition vers d'autres modes de production et de consommation de culture et de savoir. Après des siècles de consommation de la planète, il est temps de reconstruire la planète.

Direction exécutive : Katya Cazar

Commissaire en chef : Blanca de la Torre

Artistes participants : Karina Aguilera Skvirsky, María Thereza Alves, Eugenio Ampudia, Vasco Araújo, Augusto Ballardo, Ana Teresa Barboza, Ursula Biemann, Rossella Biscotti, Tania Candiani, Carolina Caycedo, Elizabet Cerviño, Pamela José Cevallos, Juana Córdosa, Natalia, Natalia Galindo, Basia Irland, Fabiano Kueva, Glenda León, Cristina Lucas, Mary Mattingly, Rosell Meseguer, Asunción Molinos Gordo, Amor Muñoz, Sandra Nakamura, Nohemí Pérez, Marjetica Potrč, Wilfredo Prieto, Paúl Rosero, Avelino Sala et Eugenio Merino, Adán Vallec , Marie Velardi, Cristian Villavicencio et Juan Zamora.






Exposition du 10 décembre 2021 au 28 février 2022. Cuenca (Equateur).









 







 











 





 



























 





 











Courtesy de la Biennale de Cuenca



15ème Biennale Internationale de Cuenca, Equateur

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