Archives 1er semestre 2013

Niamh O’Malley, Le jardin
Project Arts Centre, Dublin (Irlande)

26.04 - 01.07.2013


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Traduction du communiqué de presse E-Flux

 


Les dernières œuvres cinématographiques de Niamh O'Malley ont souvent pris pour sujet des sites monumentaux, par exemple l'un des plus longs ponts du monde, une île devenue symbolique à travers ses pèlerinages catholiques et une immense carrière industrielle. Avec Le jardin, O'Malley déplace son attention vers un sujet plus intimiste  - un jardin emmuré du centre-ville qui constitue un site naturel de production, de prospective et de mise en forme de l'espace. Une vidéo en deux canaux montre un miroir horizontal et vertical, qui inverse le flux normal de la lumière et le mouvement de la caméra, comme si, même si cela ne dure qu'un court instant, nous regardions à travers un mur et dans un autre monde. Bien que la personne tenant le miroir le dirige comme une extension de son propre champ sensoriel (et malgré la tension de la difficulté physique de le tenir stable pendant de longs laps de temps), le preneur de vue, à travers le viseur subjectif de la caméra, a en quelque sorte disparu.




Exposition du  26 avril au 22 juin 2013. Project Arts Centre, 39 East Essex Street, Temple Bar - Dublin 2 (Irlande). Ouverture du lundi au samedi de 11h à 19h. Entrée libre.

Niamh O’Malley, Le jardin, Project Arts Centre, Dublin

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Tout en comprenant que la personne tenant le miroir est le metteur en scène de ce que nous voyons, nous réalisons également que notre propre position dans le cadre a été truquée, nous amenant à un effet de perception avec un corps qui désormais semble ne pas être là du tout. Comme une analogie à l'allégorie pour l'ère numérique, l'illusion et la confusion sont orchestrées sans effets spéciaux, et pourtant produites entièrement avec des éléments numériques.


Accompagnant la vidéo, et installé sur une plate-forme de sièges en bois, un large panneau de verre est peint sur les deux faces. Il complique les idées de marche arrière, d'arrière-plan et de vide, dans un dispositif qui se développe comme un jeu de dominos. Dans un ordre aléatoire, une marque en rend une autre nécessaire, c'est ainsi que les choses se passent.





Niamh O’Malley, Garden (capture d’écran), 2013. Vidéo

Niamh O’Malley, Garden (capture d’écran), 2013. Vidéo