Archives 1er semestre 2013

Lara Almarcegui, L’abandon du parc des rivières
MUSAC, León (Espagne)

19.01 - 13.10.2013


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Traduction du communiqué de presse


La démarche de Lara Almarcegui consiste dans la présentation publique des études sur les aspects apparemment marginaux de l’espace urbain, qu'elle effectue en utilisant des méthodes rigoureuses d'analyse. L'exposition L’abandon du parc des rivières (Parque fluvial abandonado) présente deux nouvelles pièces de Lara Almarcegui, réalisées spécialement pour l’exposition, qui constituent un double exercice de contextualisation : d'une part, une intervention sur l'architecture du hall d'exposition 2 du MUSAC, d'autre part, un travail sur un terrain vague dans le quartier de La Lastra (León), représentatif de la situation actuelle de l'industrie de la construction en Espagne. Lara Almarcegui (née à Saragosse en 1972) est l'un des artistes espagnols les plus renommés de la scène artistique internationale. Cette même année 2013, elle sera l’invitée du Pavillon espagnol de la Biennale de Venise sous le commissariat d’Octavio Zaya, conservateur extérieur du MUSAC.





Exposition du 19 janvier au 13 octobre 2013. MUSAC – Museo de Arte Contemporáneo de Castilla de León, Avenida de los Reyes Leoneses, 24 – 24008 León (Espagne). Tél. : +34 987 09 00 00. Ouverture du mardi au vendredi de 11h à 14h et de 17h à 20h, samedi, dimanche et jours fériés de 11h à 15h et de 17h à 21h. Fermé le lundi.



Lara Almarcegui, L’abandon du parc des rivières, MUSAC

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Le point de départ de l'installation in situ de Lara Almarcegui dans la salle 2 du MUSAC est l'analyse du bâtiment réalisé par les architectes Mansilla et Tuñón. Dans certaines de ses œuvres antérieures, l'artiste avait établi un lien direct entre les composants de l'architecture et son oeuvre, en plaçant les matériaux utilisés dans l’espace d’un autre édifice à côté du bâtiment lui-même. Dans ses dernières pièces, cependant, ces matériaux ne sont pas présentés d'une manière ordonnée, comme ils le seraient juste avant le début de la mise en oeuvre de construction, mais comme des déchets, qui serait leur apparence après la démolition du bâtiment, faisant se chevaucher, via cette position adjacente, les temps différents d'une construction. Ses tas de matériaux de construction, non seulement reprennent la tradition de représentation des ruines, mais ont acquis une forte puissance sculpturale et offrent au spectateur une perception physique et une lecture critique de l'espace qui sont sans précédent dans sa production.

Quant à l'œuvre vidéo qui donne son titre à l'exposition, L’abandon du parc des rivières, présentée dans l'espace attenant au MUSAC, son point de départ reprend les projets de recherche concernant les lots abandonnés pour lequels l'artiste a été largement saluée pendant sa carrière artistique. Dans ce cadre, Lara Almarcegui entreprend des recherches rigoureuses pour finalement présenter ses conclusions dans un format informatif sous la forme d'un guide ou d'un diaporama. Ses travaux portent sur ces sites abandonnés qui restent en marge de la logique de construction et de l’aménagement de la ville, comme des vestiges archéologiques de ce que la ville était avant d'être reconstruite, mais aussi de ce que pourrait devenir l'espace urbain après sa désertification. Dans ce cas présent, Lara Almarcegui élabore un récit visuel qui raconte l'histoire du projet de développement d'un parc entre deux rivières à côté du quartier de La Lastra, qui a été abandonné en raison de la récession économique, et devenu un terrain vague.





Lara Almarcegui, vue de l’installation au MUSAC, Salle 2, 2013

Lara Almarcegui, vue de l’installation au MUSAC, Salle 2, 2013