Expositions en cours

Résonances

Fondation Opale, Lens (Suisse)

14.06.2020 - 04.04.2021

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Communiqué de presse


Du 14 juin 2020 au 4 avril 2021, la Fondation Opale présente sa nouvelle exposition, Résonances. Elle fait suite à Before Time Began, première exposition qui a fait connaître au grand public les origines de l'art aborigène contemporain et en a posé les jalons. Elle le fait dialoguer cette fois avec l'art contemporain occidental.













































 




























































Exposition du 14 juin 2020 au 04 avril 2021. Fondation Opale, route de Crans 1 - 1978 Lens (Suisse). Tél.  : +41 27 483 46 10. Ouverture du mercredi au dimanche de 10h à 18h.








 







 











 





 



























 





 











© 2020, ProLitteris, Zurich, Collection Arnaud Serval. Crédit photo © Vincent Girier-Dufournier

© 2020, ProLitteris, Zurich, Collection Arnaud Serval. Crédit photo © Vincent Girier-Dufournier

L’exposition Résonances provient du désir de faire dialoguer les collections des deux sœurs Bérengère et Garance Primat. Les œuvres de la Collection Dragonfly (Garance Primat) proviennent du monde entier, rassemblant des artistes modernes et contemporains occidentaux, africains, asiatiques et aborigènes, des objets et des minéraux, alors que la collection Bérengère Primat couvre toutes les régions d’Australie et constitue l’une des plus importantes collections d’art aborigène contemporain au monde.


Résonances associe les œuvres d’une cinquantaine d’artistes, liées par une dimension spirituelle forte qui célèbrent à l'unisson l'intelligence, la beauté et l’unité du vivant. La rencontre entre les artistes du monde entier met en lumière une vision du monde profondément ancrée chez les peuples aborigènes où l’Homme est intégré de manière indissociable dans la nature qui l’entoure.

 

A travers les voix d’artistes des Antipodes mais pas uniquement, Rénonances explore ce thème fondamental en chapitres successifs. Dans le noir de la nuit immémoriale apparaissent les premières œuvres narratrices de Récits de terres et de ciels, suivie d’une plongée dans Pouvoir de métamorphose, notion inhérente à la création artistique et qui relie tous les êtres vivants. Le parcours se poursuit dans les murs aux tonalités ocres du désert australien. S’y révèlent les Secrets de la Terre Mère, tantôt contrée ancestrale, tantôt nouvelle terre d’accueil, parfois sillonnée par le serpent, figure incontournable de la transmission. Les Origines sont explorées dans une alcôve-grotte aux teintes ocres rouges. Et la lumière éclate enfin avec l’apparition de l’Être premier, où se répondent des œuvres évoquant la mémoire, l’empreinte de l’Homme sur la Terre, le cycle des astres et de la vie. L’émerveillement d’être au monde.


Red Light, Kiki Smith © Kiki Smith, courtesy Pace Gallery Collection Dragonfly Crédit photo © Christine Ann Jones, courtesy Pace Gallery

Red Light, Kiki Smith © Kiki Smith, courtesy Pace Gallery Collection Dragonfly Crédit photo © Christine Ann Jones, courtesy Pace Gallery

Résonances, Fondation Opale, Lens (Suisse)

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2020. Tous droits réservés

Quelques pistes dans l'exposition :  

 

Récits de terres et de ciels : l’œuvre éponyme de Jean Dubuffet ( Récit de Terre ) ouvre l’exposition en dialogue avec celle de l’artiste aborigène Rover Thomas Joolama. Outre le lien formel fort entre ces deux œuvres constituées de matériaux organiques, terre brute et ocres naturels extraits du sol, les deux artistes s’expriment sur le lien sacré entre l’humain, la Terre et sa création.  

 

Pouvoir de métamorphose : chez Tomás Saraceno, la métamorphose prend forme dans le tissage de la toile de l’araignée. Dans un triptyque, l’artiste propose une cartographie des déplacements de l’araignée. Ce travail sur le territoire et sur la mémoire se reflète dans la toile de Freddie Timms, imprégnée du chant des pistes, des pulsations et des rythmes des paysages du Kimberley de l’Est. Pour les artistes aborigènes, toute créativité, qu’elle soit humaine ou naturelle, prend source dans le Rêve. L’araignée évoque une danse, presque une transe. Ensemble ils composent une balade.


Ganyu / Etoiles, Gulumbu Yunupingu, (v.1945-2012, peuple Yolŋu), 2006 et 2010. © Artist & Buku-Larrŋgay Mulka Crédit photo © Vincent Girier-Dufournier

Ganyu / Etoiles, Gulumbu Yunupingu, (v.1945-2012, peuple Yolŋu), 2006 et 2010. © Artist & Buku-Larrŋgay Mulka Crédit photo © Vincent Girier-Dufournier


Secrets de la Terre Mère : Sally Gabori invente un langage visuel lorsqu’elle commence à peindre avec de l’acrylique à l’âge de 80 ans. Mon Pays est un autoportrait dans lequel elle rétablit son lien avec la terre ancestrale, foyer chaleureux et accueillant. En face, la sculpture intitulée Mutti (Maman en allemand) de l’artiste béninois Romuald Hazoumè, représente non seulement la mère protectrice mais aussi un moment très précis de l’histoire : les migrations des peuples d’Afrique vers l’Europe et l’accueil d’Angela Merkel.  

 

Les Origines : Terre Mère, conception, ventre et enracinement se retrouvent dans une grotte où l’Annonciation de Sam Falls peut se révéler et côtoyer le Rêve du Serpent Mère de John Mawurndjul. Comme chez les Aborigènes, la démarche de Falls est acte de mémoire : avec ses toiles, il dresse une cartographie des forêts, et notamment de celles ravagées par les incendies en Californie. Résonances funestes avec ceux dévastateurs et meurtriers survenus en Australie cet hiver.


Le Serpent. Crédit photo © Sébastien Crettaz

Le Serpent. Crédit photo © Sébastien Crettaz

L’Être premier : des richesses terrestres peut jaillir la femme/homme primordial-e. Clifford Possum Tjapaltjarri célèbre cette naissance dans une immense toile, telle une fresque d’éléments vibratoires où l’empreinte de l’homme s’inscrit sur la terre. Pour lui faire écho, les êtres archétypaux en granite d’Ugo Rondinone, L’Heureux et l’Em erveillé , nous rappellent avec humour mais sans ironie, qu’humains et nature ne font qu’un.  

 

Une création musicale originale a été réalisée par le compositeur Mathieu Lamboley. Elle  accompagne le visiteur avec des instruments à cordes, à vent et des percussions avec la voix puissante et enveloppante du grand maître du yidaki (didjeridoo) Djalu Gurruwiwi, évoquant Banumbirr, l’Étoile du matin.


Les artistes  : Angkaliya Curtis / Anish Kapoor / Anselm Kiefer / Antony Gormley / Betty Muffler  Middy Mobbler / Bharti Kher / Bill Whiskey Tjapaltjarri / Bob Burruwal / Charlie Tararu Tjungurrayi / Clifford Possum Tjapaltjarri / David Nash / Djalu Gurruwiwi / Emily Kame Kngwarreye / Enraeld Djulabinyanna Munkara / Freddie Timms / Gali Yalkarriwuy Gurruwiwi /  Ganbilpil White Ganyidjinu / Gao Weigang / George (Dr George) Takata Ward Tjapaltjarri /  Giuseppe Penone / Gulumbu Yunupingu / herman de vries / Jean Arp / Jean Dubuffet / Jean-Marie Appriou / Jérémy Demester / John Mawurndjul / Johnny Warangkula Tjupurrula / Judy Watson / Kiki Smith / Kris Martin / Lee Ufan / Mabel Juli / Mathieu Lamboley / Mick Kubarkku / Mitjili Napurrula / Mona Mitakiki / Murtikarlka Tjumpo Tjapanangka / Naminapu Maymuru White / Naomi Kantjuriny / Noŋgirrŋa Marawili / Owen Yalandja / Paddy Bedford / Rivane Neuenschwander / Romuald Hazoumè / Ronnie Tjampitjinpa / Rover Thomas Joolama / Sally Gabori / Sam Falls / Sol LeWitt / Tara Donovan / Timothy Cook / Tjimpayi Presley / Tomás Saraceno / Ugo Rondinone / Witjiti George /Yayoi Kusama.

 

Commissaires de l’exposition : Hervé Mikaeloff, Georges Petitjean, Ingrid Pux