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Paysage: le virtuel, l’actuel, le possible?
Guangdong Times Museum, Guangzhou (Chine)
27.05 - 27.07.2014

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Traduction du communiqué de presse e-flux


" Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. " - Marcel Proust


Paysage : le virtuel , le réel , le possible ? considère que les systèmes visuels, perceptifs et conceptuels sont devenus de plus en plus instables, à la fois physiquement et métaphoriquement. Il invite des perspectives créatives pour relier deux contextes distincts géographiques et culturels, la Californie aux États-Unis et la région de Pearl River Delta en Chine : de l'utopie et de la technologie cybernétique des frontières au monde industriel des produits électroniques; du romantisme naturel et des mouvements écologiques aux mouvements de luttes massives pour l'urbanisation et la terre. Les œuvres présentées évoquent des sujets comme la nature, le paysage, le jardin urbain, la réalité virtuelle, les systèmes de technologie numérique, et leurs relations.
















© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Paysage: le virtuel, l’actuel, le possible? Guangdong Times Museum, Guangzhou

Le titre fait référence à "quatre foncteurs ontologiques" de Félix Guattari: le virtuel, l’actuel, le réel et le possible. À travers la lentille du paysage, l'exposition pose les questions suivantes : Quel est l'effet de miroir entre le paysage et la technologie, et en quoi chacun informe comment nous comprenons et nous expérimentons nous-mêmes et l’autre ? Comment les différentes perspectives et approches affectent-elles nos images mentales de paysages?


Le discours anthropocène et ses débats culturels et sociaux étendus servent ici de vaste arrière plan. La thèse prend pour hypothèse que nous entrons dans une nouvelle époque géologique et affirme que depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont modifié l'environnement de façon extensive et qu'une nouvelle forme de la nature a été créée.



Zhao Renhui, Expedition #46, from the series "The Glacier Study Group," 2012.





Zhao Renhui, Expedition #46, from the series "The Glacier Study Group," 2012.

La thèse recontextualise et recadre les débats traditionnels sur la relation entre l'humanité, la nature et la technologie. Certains éléments visuels et modèles sont devenus trop ambigüs pour être reconnus et interprétés sur la base d'un état de perception, ce qui signifie que les humains ne figurent plus au premier plan de l'existence. Au lieu de cela, les distinctions entre fond et premier plan, humain et non-humain, culture et nature, sujet et l'objet, planète et histoire sont devenus transférables, variables. Cette relation de stabilité à divers degrés conteste les perspectives autrefois fixes et dualistes de la modernité.


Alors que la dimension universaliste traite le plus grand cadre possible (le monde entier), il est également vrai que nos réalités individuelles sont aujourd'hui de plus en plus fracturées et multipliées par l’écran de l'ordinateur et du smartphone. Quelles sont les relations entre ces micro-écrans et le reste du monde? Ce qui se trouve en dehors des cadres? Considérant que les paysages réels jouent avec les perspectives, les vues et panoramas, l'écran se comprime et écrase l'espace. Anne Friedberg l’exprime ainsi dans son livre de 2006, L’écran virtuel : D’Alberti à Microsoft, l'écran favorise " le statique, le mouvement, la multiplication des images en calques, l’angle oblique, abstrait, séquentiel ou multicadre. " Quelles sont les qualités intégrante du monde matériel conservées quand il est traduit en art visuel, alors que les artistes traquent notre expérience des choses de la nature ?


L'exposition propose des liens possibles entre ce qui semble nouveau, une perspective médiatisée par la technologie par rapport à des manières de regarder le monde qui sont enracinées dans la philosophie chinoise traditionnelle. Dans ce dernier cas, les œuvres de l'humanité, loin d'imposer un ordre au paysage, semblent avoir été conçues expressément pour se conformer à ses contours naturels. Cela correspond à un système culturel de valeur qui voit l'humanité et la nature comme le partage d'une structure commune, leur composition et formes de résonant et circulant en équilibre dynamique.


Avec des oeuvres de Lucas Blalock, Elina Brotherus, Marcelo Cidade, Tacita Dean, Charles Gaines, Vidya Gastaldon, Paul Ko , Liang Shuo, Anthony McCall, Alicia McCarthy, Charlotte Moth, Simon Pyle, Hiraki Sawa, Maaike Schoorel, Lois Weinberger, Zhao Renhui, Zhou Tao, Toby Ziegler et de nouvelles commandes à Chen Xiaoyun, Tsang Kin-Wah et Zheng Guogu.


L'exposition présente de nombreuses œuvres de la Kadist Art Foundation, et a été organisée par la Fondation Kadist, le Guangdong Times Museum et le Yerba Buena Center for the Arts.


Co-commissaires : Betti-Sue Hertz, Yerba Buena Center for the Arts (San Francisco) ; Ruijun Shen, Guangdong Times Museum (Guangzhou) et Xiaoyu Weng de la Fondation Kadist (Paris / San Francisco). L'exposition se déplacera au Yerba Buena Center for the Arts à San Francisco du 24 octobre 2014 au 25 janvier 2015).


Exposition du 24 may au 27 juillet 2014.

Guangdong Times Museum, Times Rose Garden III Huangbianbel Road - Baiyun Avenue - Guangzhou (Chine). Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h et les lundis fériés. Entrée libre.