Archives 2ème semestre 2014

Nouvelles expositions à Secession

Secession, Vienna (Autriche)

11.09 - 02.11.2014

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Traduction du communiqué de presse E-Flux


Secession propose pour la rentrée trois nouvelles expositions : Diana Al-Hadid : The Fates, UTOPIAN PULSE - FLARES IN THE DARKROOM et Cynthia Marcelle: Dust Never Sleeps.










© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Nina Beier, David Roberts Art Foundation, Londres

Diana Al-hadid : The Fates

Les sculptures, dessins et panneaux de Diana Al-Hadid fusionnent figuration et abstraction et emploient un éventail de matériaux, de l'acier à la fibre de verre, à la feuille d'or et aux pigments. Le travail d'Al-Hadid fait souvent référence à l’histoire, que ce soit par son architecture ou par ses références aux peintures des anciens Maîtres.

Sa dernière création exposée au Pavillon de Secession, The Fates (Le destin), développe davantage ces intérêts visuels, et se compose de trois grandes sculptures et de deux panneaux encastrés. S'inspirant d’œuvres de la Renaissance européenne et des peintures maniéristes, les interprétations tridimensionnelles d'Al-Hadid incorporent les paysages, les poses et les compositions de chefs-d'œuvre précédents. À certains moments, les références sont visibles, alors que parfois, ils se cachent derrière l’utilisation surprenante par Al-Hadid de la pratique du medium et de la sculpture. Elle brouille la planéité et la profondeur spatiale, le passé et le présent, et la ligne entre la décomposition et la construction.

Commissaire d’exposition: Annette Südbeck


Pulsion utopique - Fusées dans la chambre noire (Flares in the Darkroom)

Un projet de recherche par Ines Doujak et Oliver Ressler

En collaboration avec un groupe d'artistes-curateurs


Nous comprenons "l’Utopie" comme une alternative toujours incomplète, l'invocation dans le monde donné de quelque chose qui lui est incompatible et hostile, à des conditions données. C'est une négation du donné et la reconnaissance d’un "manque de quelque chose", mais aussi une affirmation nécessairement imparfaite de ce qui n’est pas encore.

Le projet est conforme aux projections utopiques qui servent les propos de la sécession et de la résistance à notre présent particulier. La version «négative» ou «critique» de l’impulsion utopique n'est pas juste une question de satire, ou l’inventaire de ce qui ne va pas dans le monde, même si cet inventaire pouvait changer les choses. L’utopie, c'est plutôt l'affirmation du non réalisée dans et contre le réel.

L’exposition à Secession Pulsion utopique - Fusées dans la chambre noire se divise en sept salons et rassemble des producteurs culturels aux pratiques artistiques et curatoriales importantes. Durant plus de deux mois, ils vont chaque semaine montrer et présenter des œuvres d'autres artistes de la galerie de Secession à Vienne. Les contributions des artistes-commissaires individuels ne seront pas affichées séquentiellement, mais seront productivement interactives les unes avec les autres. Le résultat - quelle que soit leur forme - constituera un défi collectif pour les rôles constitutifs des acteurs sociaux dans le domaine de l'art de manière plus complexe que simplement comme des «artistes», «conservateurs» et «spectateurs», afin d'imaginer de nouvelles formes d'échange.


Cinthia Marcelle : La poussière ne dort jamais (Dust Never Sleeps)

Pour son installation La poussière ne dort jamais (Dust Never Sleeps), Cinthia Marcelle transforme le cabinet graphique de Secession en une chambre déserte. Les murs et les planchers de la salle sont recouverts de poussière d'un noir profond qui rend les ravages du temps et du délabrement naissant distinctement visibles et palpables. Les visiteurs sont limités à un passage étroit défini clairement hors de l'installation de la couche épaisse de de suie; la démarcation définit à la fois aussi des espaces intérieurs et extérieurs. L'intervention a été inspirée par les recherches de l'artiste sur l'histoire de l'édifice de style Art Nouveau, qui a été frappé par une bombe pendant la Seconde Guerre mondiale et en grande partie détruit.

Cinthia Marcelle a souvent mis en scène des situations et des actions performatives dans les espaces publics pour intervenir de manière à transposer les actes banals en événements poétiques. La vidéo et la photographie lui servent de moyens artistiques de documentation. La ruine comme une allégorie de l'histoire loin de toute idée de beauté est un trope qu’elle déjà exploré dans la vidéo O Século (Le siècle, 2011, avec Tiago Mata Machado). Son travail se réfère également à la conception de Walter Benjamin de l'histoire comme un processus de déclin inexorable.

Commissaire: Jeanette Pacher



Expositions du 11 septembre au 2 novembre 2014. Secession, Friedrichstrasse 12 - 1010 Vienna (Autriche). Tél.: +43 1 587 53 07 11. Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h.


 











Cinthia Marcelle, The Tempest, 2014. Photograph. Courtesy of the artist.

Cinthia Marcelle, The Tempest, 2014. Photograph. Courtesy of the artist.