Archives 2ème semestre 2014

Carlos Garaicoa, Apparent order

Botin Foundation, Santander (Spain)

29.10.2014 - 01.03.2015

Précédent Suivant

Traduction du communiqué de presse E-Flux


La Fondation Botin accueille jusqu'au 1er mars 2015 l’exposition Ordre apparent (poétique-politique) de l'artiste cubain Carlos Garaicoa (né en 1967à La Havane), qui revient à Santander cette année après avoir dirigé l'atelier international de la Villa Iris, qui a réuni par 15 jeunes artistes.

Organisée par Vicente Todolí, président du Comité consultatif des arts visuels de la Fondation, l'exposition explore la production récente (2009-14) de l'un des artistes les plus originaux et les plus appréciés nés après la Révolution cubaine dans la décennie des années 60.














© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Carlos Garaicoa, Apparent order, Botin Foundation, Santander

Exposition du 29 octobre 2014 au 1er mars 2015. Botin Foundation - C/ Pedrueca, 1. 39003 - Santander (Spain). Tel.(+34) 942 22 60 72.




 











English




Près de 35 œuvres – un panorama d’installations, vidéos, photographies, sculptures, livres, pop-up et dessins - permettent au visiteur de cerner de plus près le discours imaginaire et critique de cet artiste de renommée internationale dans une oeuvre où la ville se trouve représenter la mémoire individuelle et collective. Comme à son accoutumée, la Fondation Botin va acheter une des œuvres présentées dans l'exposition pour sa collection permanente.

L'exposition montre quelques-unes des pièces les plus représentatives de l'artiste produites dans la dernière décennie, dont une collection d'œuvres qui révèlent un langage étonnamment personnel quand il en vient à épingler des sujets politiques lourds comme Las Joyas de la Corona (Les Joyaux de la Couronne, 2009) ou d’autre approches plus poétiques comme Jardin (Jardin), issu de la série La ciudad vista desde la mesa de casa (La ville vue depuis la fenêtre de ma maison, 1998) et Porque toda ciudad tiene derecho un llamarse Utopia (Parce que chaque ville a le droit de s’appeler Utopie, 2001). En outre, l'exposition présente quelques-unes des dernières créations de l'artiste, comme Escala 1: 1 (échelle 1: 1, 2014), de la série Edificios parlantes (Les maisons qui parlent, 2011) et sa nouvelle série de dessins intitulée Infames casas ocultas (Infâmes maisons cachées, 2014), entre autres.

Sur l'écran, à côté de ces œuvres, se trouve une pièce conçue spécialement pour l'exposition à la Fondation Botín à Santander: Proyecto Frágil (Santander) (Projet Fragile (Santander), 2014), qui recrée une grande ville portuaire avec sa géographie, des navires et des grues à l'aide de fines feuilles de verre maintenues ensemble par des aimants. Ce type de pièces que l'artiste développe depuis 2010, reflète la fragilité de la ville et de certaines zones exploitées pour leur potentiel économique ou politique. Garaicoa a réalisé un projet similaire sur Cockatoo Island dans la Biennale de Sydney 2013 où il a reproduit la Haus der Kunst Museum de Munich, où la célèbre exposition d'art dégénéré a eu lieu pendant le régime fasciste.

Orden aparente (poético-Político)
souligne la nature processuelle de l'œuvre de Carlos Garaicoa, montrant différentes réalités sociales à l'aide d'un large éventail de langues et de médias qui plaisent aux spectateurs et les conduisent à un espace de réflexion où des questions comme la puissance de l'architecture qui modifie le cours de l'histoire, l'échec de la modernité comme catalyseur pour le changement social et la disparition des utopies du 20e siècle, occupent une place centrale.