Expositions en cours

Arborescence

Centre d’art contemporain du Luxembourg Belge (Belgique)

11.07 - 13.09.2020

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Communiqué de presse


Le Centre d’art du Luxembourg belge présente cet été les œuvres de cinq artistes, dans divers lieux de son emplacement en pleine forêt sous le thème « Arborescence ».












































 




























































Exposition du 11 juillet au 13 septembre 2020. Site des expositions : Site de Montauban-Buzenol

Rue de Montauban

- 6743 Etalle (Belgique). Tél.: +32 63 22 99 85.







 







 











 





 



























 





 











Espace René Greisch, ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre


Alexandre Hollan - peinture, dessin

Alexandre Hollan est né en Hongrie en 1933 et vit à Paris depuis 1956. Puis dans son mazet dans l’Hérault, il prend l’habitude de travailler en contact intime avec les arbres. Chaque été, dans le sud de la France, il chemine à leur rencontre, les choisit. Face à eux, à une juste distance il se niche, les regarde, ressent l’instant, la permanence de leur vie. S’ensuit un travail journalier qui, d’un même motif, des impressions, sensations et respirations de l’arbre comme de l’artiste, en saisit les mouvements fugitifs. Ces grands végétaux sont au cœur de sa recherche artistique, son motif, des amis qu’il nomme, et des solitaires comme lui. Mais surtout, il les ressent comme des intermédiaires, des portes vers l’inconnu, que ses peintures, ses fusains apprennent à découvrir, à ouvrir, dans une sensation toujours intense.

L’énergie, la vitesse, la fluidité, par la vibration d’un trait continu, courent sur le papier, le ralentissement avec la profondeur, la densité dans une masse sombre semée de nuances plus claires et les élans, la lumière, par des lignes colorées, élémentaires. Mais aussi une brume de chêne, d’olivier qui s’estompe dans l’air, où l’artiste décèle, en et autour de lui, une présence immense, un souffle puissant, un silence, un espace qui le renvoie à ses espaces intérieurs.


Gérald Dederen, sculpture, dessin

Le deuxième étage des containers offre à Gérald Dederen la possibilité d’exposer, enfin réunies, les deux branches de sa recherche artistique, la sculpture et le dessin. pensant, composant d’abord en volumes, il a par la suite observé dans ses graphites, ses fusains, une attitude de travail identique. Ses fragments de bois, en cercles, longues tiges ou plaque noire, dressés, qu’un feu nourricier a transmués, figés, se font graphiques. Si bien que ses fusains, superposés en couches successives, apportent volume à ses papiers. Et que parfois, sur une paroi, d’un seul trait, une ligne sombre parachève une installation de bois brûlé, à se méprendre sur sa nature réelle.


Alice de Visscher, Performance

Son corps, son lieu de vie, Alice de Visscher les accouple à la vie de lieux dont elle s’emplit. Durant ses performances, ses gestes, les quelques objets qu’elle manie, expriment l’espace, soulignent les traits de sa structure, sa sensibilité, sa poésie qu'elle traduit avec ses actes minimalistes.. À Montauban, l’artiste projette une performance, filmée peu avant sur le site, au rez-de-chaussée des containers. Ainsi fait-elle entrer son espace corporel dans la nature, et, dans ce lieu sombre et clos, cette nature, sa verdure, son ouverture, sa lumière. Le 2 août à 15h, sa présence en gestes, toute l’arborescence de ses membres, de sa chair, rencontreront l’œil des visiteurs.


Espace extérieur des halles à charbon. Accessible en permanence jusqu’au 25.10.2020


Mario Ferretti, sculpture, installation

Cet été, au centre de la moins ancienne des halles à charbon, s’élève un arbre sur un rocher. À peine ses racines et radicelles frôlent-elles le sol. De son tronc creux, ses branches s’envolent, mouvantes, émouvantes, à l'ssor tortueux. Auprès des ruines des hauts-fourneaux, certaines lancent même des flammes aux cieux. Cet arbre, comme tous les arbres, a la ténacité de la vie enracinée en lui, puisqu’un aride rocher le nourrit. Rocher également creux, parfois rougi, lui prêtant l’aspect du cœur dont il s'inspire. Mais ces éléments ont été fabriqués en acier. Mario Ferretti les a martelés, soudés, sculptés dans son atelier, les a rendus organes, a transformé leur nature, leur énergie vitale, avant de les disposer là où, pendant des siècles, un autre métal, la fonte, fut fabriqué.


Bureau des forges et espace extérieur. Ouverture du mardi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre


Une installation de l’artiste est déjà visible sur le site depuis 2017 à travers ses trois miroirs qui, sur les containers, réverbère arbres, ruisseau, pluies de rayons solaires ou d’eau et visiteurs piquetés de gouttes de vide. Valérie Vogt est invitée en outre cette année à présenter trois œuvres où le visible joue toujours avec son complément ou son contraire. Dans le bureau des forges, des embryons de troncs, rassemblés à l’étage, esquissent une forêt mémorielle avec un temps intérieur, sans âge. Au rez-de-chaussée, une souche-cime résume un arbre sans son corps intermédiaire, sous le poli d’une coupole qui met les doubles des corps de chair plus en contact avec ses matières.
















Arborescence au Centre d’art contemporain du Luxembourg Belge

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