Archives 1er semestre 2013

Ruines inversées
Tate Modern, Londres (R.U.)

01.03 - 24.06.2013


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Traduction du communiqué de presse E-Flux


Ruines inversées est le résultat d’une collaboration entre des conservateurs de la Tate Modern de Londres et le Museo de Art de Lima – MALI au Pérou. Cette exposition interroge la distinction entre les monuments historiques et les ruines urbaines abandonnées. Présentée dans le Project Space de la Tate Modern, elle rassemble des œuvres de six artistes internationaux : Ra di Martino, Pablo Hare, José Carlos Martinant, Haroon Mirza, Eliana Otta et Amalia Pica.



Exposition du 1er mars au 24 juin 2013. Tate Modern, Project Space, Level 1, Bankside, London SE1 9TG, United Kingdom. Tel.: +44 (0)20 7887 88 88.


Ruines inversées, Tate Modern, Londres (R.U.)

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Empruntant son titre à une idée émise par Robert Smithson dans son essai de 1967, A Tour of the Monuments of Passaic, (Une visite des monuments de Passaic), Ruines inversées porte l’attention à une archéologie contemporaine subtilement nuancée, où la limite ténue entre réalité et fiction devient floue. Les monuments historiques existants sont submergés par les fictions qu’ils dégagent, tandis que des éléments et des signes ordinaires se chargent d’un sens qui les rend importants.

José Carlos Martinat doit créer deux œuvres spécifiques pour Ruines inversées, qui exploreront l’idée de la ruine urbaine mise au rebut et des images et graffitis de Londres et Lima. La première sera présentée à la Tate Modern, composée d’un assemblage de films de résine décollés des murs de la ville de Lima, tandis que la seconde sera montrée à Lima avec d’autres éléments de dessin provenant de son expérience londonienne.


Dans sa série de photographies No More Stras (Star Wars) 2010, Ra di Martino joue le rôle d’un archéologue découvrant les déchets contemporains de l’industrie cinématographique. Elle photographie les décors abandonnés du tournage de Star Wars dans les déserts d’Afrique du Nord, qui apparaissent désormais comme un étrange site archéologique ou monument officieux du passé glorieux d’Hollywood. Capturant ces décors jadis emblématiques, ses images révèlent la manière dont ils sont devenus partie intégrante du paysage après avoir été balayés par les sables et les intempéries durant des années.


La série Monuments de Pablo Hare (2005-2012) montre la prolifération la nouvelle prolifération de la statuaire publique au Pérou. Destinées à incarner l’esprit du lieu, ces statues parviennent rarement à épouser leur environnement, tel un dinosaure géant sur une colline éloignée. La vidéo d’Amalia Pica, On Education (2008), évoque également des monuments publics en confrontant l’ubiquïté de la statue équestre à la vision de Jean-Jacques Rousseau dans son essai Emile ou de l’éducation.


L’œuvre d’Eliana Otta, Archeology as Fiction (2010), présente son enquête sur le déclin de l’industrie du disque péruvien depuis 1960 et son apogée dans les années 1970, et le boom de la construction qui a eu lieu en même temps à Lima. Elle rassemble des photographies, des vinyles, des cassettes et des CD pour décrypter cette transformation urbaine. Haroon Mirza traite des sujets similaires dans son installation sonore Cross section of a revolution (2011). Elle est constituée de fragments de déchets technologiques – platines de disques et claviers d’ordinateurs – et de fragments intangibles du web, caractérisé par une évolution rapide et constante.


Le commissariat du projet Ruines inversées est assuré par Flavia Frigeri à la Tate Modern et par Sharon Lerner au Museo de Arte de Lima-MALI.



Rä di Martino, No More Stars (Star Wars) 33°59'39 N 7°50'34 E Chot, El-Gharsa, Tunisia 03 September 2010. © Rä di Martino and Monitor, Rome.

Rä di Martino, No More Stars (Star Wars) 33°59'39 N 7°50'34 E Chot, El-Gharsa, Tunisia 03 September 2010. © Rä di Martino and Monitor, Rome.