Archives 1er semestre 2013

Monuments
Lismore Castle Arts, Lismore (Irlande)

20.04 - 30.09.2013


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Traduction du communiqué de presse E-Flux

 


L’exposition Monuments à Lismore Castle Arts présente cinq artistes dont le travail porte sur le rôle que jouent les monuments et mémoriaux jouent dans notre société. L’exposition intègre des sculptures, des œuvres sur papier, des vidéos et performances, avec des pièces remarquables comme les grands fragments d’une reconstruction de la Statue de la Liberté par Danh Vo et une architecture de papier géante créée spécialement pour l’exposition dans le jardin du château par Pablo Bronstein.

Exposition du 20 avril au 30 septembre 2013. Lismore Castle Arts, Lismore Co. Waterford (Irlande). Tél.: +353 (0)58 54 061. Ouverture tous les jours de 10h30 à 17h30.

Monuments, Lismore Castle Arts, Lismore

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Le château de Lismore est un site riche en monuments et un point de référence pour l’exposition explore le rôle des manoirs et jardins dans la mémorisation de leurs créateurs. Le rôle de la vanité et de la propagande dans la génération des monuments peut les rendre facilement sujets à satire, mais les artistes invités dans cette exposition suggèrent également des manières dont la tradition monumentale peut être cooptée, renouvelée ou utilisée pour exprimer de nouvelles identités collectives.


Les œuvres de Pablo Bronstein (né à Buenos Aires, vit à Londres) intègrent un commentaire satitique sur l’histoire de l’architecture occidentale, avec une orientation plus forte sur l’architecture du pouvoir. Outre l’installation dans les jardins précitée, Bronstein présente une série de dessins en DAO, qui présentent de fantastiques bâtiments d’entreprises.


Iman Issa, qui vit au Caire et à  New York, présente trois œuvres de sa série Material. Elles prennent la forme de modèles, avec des titres comme Material for a sculpture proposed as an alternative to a monument that has become an embarrassment to its people (matériau pour une sculpture proposé comme une alternative à un monument devenu un embarras pour ses riverains), 2010. Les constructions d’Iman Issa sont peut-être absurdes - l’œuvre mentionnée plus haut consiste en deux ampoules qui s’éteignent, dedans et dehors - mais elles montrent aussi un désir de créer des monuments qui collent à une expérience réelle.


Aleksandra Mir (née en Pologne, vit à Londres) présente d’une part The Seduction of Galileo Galilei (2011), une vidéo montrant un groupe de personnes qui tentent de construire une tour géante avec des pneus, seule à les voir tomber et retomber encore. L’artiste présente également un ensemble de collages numériques pour un projet d’avion géant gonflable. Aleksandra Mir explore l’exaltation humaine et ses folies, et propose une satire bienveillante dont elle ne s’exclut pas.


Les performances de Yorgos Sapountzis (né à Athènes, vit à Berlin) impliquent régulièrement des groupes de personnes dans des actions qui ressemblent à des défilés ou manifestations, et qui entraînent fréquemment des dispositifs improvisés pouvant s’apparenter à des monuments temporaires. À Lismore, l’artiste effectue une nouvelle performance pour la soirée d’ouverture de l’exposition, avec les matériaux simples qui sont une caractéristique de son travail et dont une partie subsidera durant l’exposition.


Danh Vo (né au Vietnam, vit à Berlin) présente We The people (2011-13). Son œuvre très ambitieuse reconstitue en grandeur nature, en cuivre martelé,  la Statue de la Liberté.  Des éléments de cette réplique sont sans cesse montrés dans le monde entier, son image fragmentée et déplacée dans de nombreux contextes différents. L’œuvre complexe de l’artiste explore la nature changeante de ce célèbre monument - et tout ce qu’il représente - dans l’ère de la mondialisation.




Danh Vo, We The People (détail), 2011-13. Cuivre, dimensions variables. Courtoisie de l’artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris.

Danh Vo, We The People (détail), 2011-13. Cuivre, dimensions variables. Courtoisie de l’artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris.




Commissaire de l’exposition : Mark Sladen

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