Archives 1er semestre 2013

Chaque jour compte
Faurschou Foundation, Copenhague (Danemark)

15.03 - 14.06.2013


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Traduction du communiqué de presse E-Flux


Avec Chaque jour compte (Every Day Matters), la fondation Faurschou présente une exposition collective d’artistes internationaux dont chacun a posé ses marques de manière intelligente avec des œuvres politiquement et esthétiquement étonnantes.






Manifestation du 15 mars au 14 juin 2013. Faurschou Foundation Copenhagen, Klubiensvej 11 – 2100 Copenhague (Danemark).

Chaque jour compte, Faurschou Foundation, Copenhague

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Les artistes invités : Adel Abdessemed, Kader Attia, Yto Barrada, David Claerbout, Omer Fast, Shilpa Gupta, Emily Jacir, Christian Lemmerz, Liu Wei, Moataz Nasr, Rivane Neuenschwander, Gabriel Orozco, Damián Ortega et Raqs Media Collective. Il s’agit d’artistes provenant de lieux très divers : le Moyen-Orient, les Etats-Unis, l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie.

Tous ces artistes prennent leurs sources dans la vie quotidienne. Depuis leurs différentes spécificités géographiques initiales et contextes politiques, sociaux et religieux, leurs œuvres sont une combinaison de commentaires sociopolitiques, de gestes pleins d’humour, de réflexions poétiques et / ou de force esthétique.


Le titre de l’exposition, Chaque jour compte, constitue le cadre d’œuvres qui jouent contre la condition existentielle fondamentale que chaque jour est important, et que la réalité a forcé son chemin dans une nécessité artistique. Dans les territoires où les troubles politiques ou d’autres problèmes socio-économiques influencent les conditions de vie, l’art est souvent influencé par de telles circonstances. Les besoins individuels des artistes et l’engagement social ont ensemble exercé une influence déterminante sur leurs œuvres – qu’ils travaillent sur leur présent ou leur passé.


Les conflits mondiaux jouent un rôle partout, leur complexité devient partie intégrante de notre vie quotidienne à travers le flux des informations et des images dans les médias, ce qui prend de l’importance dans notre propre histoire et mémoire. Les œuvres exposées peuvent être considérées comme des matérialisations particulières du monde où nous vivons – ces œuvres sont des outils d’action, des outils puissants qui peuvent être utilisés pour réfléchir et se décider sur des questions d’actualité.


Cette idée fait suite au concept présenté par Michel de Certeau dans son livre The Practice of Everyday Life (1980) où il décrit la possibilité pour chacun de faire quelque chose hors des jours institutionnellement prévus, afin qu’il existe une résistance quotidienne aux régimes de puissance. Les œuvres peuvent donc aussi être utilisées comme point de départ pour l’élucidation de la fonction sociale de l’art, facilitant notre regard sur le passé, le présent et non le moindre, l’avenir, grâce à leurs positions sur diverses réalités très conflictuelles.


Certaines œuvres présentées dans Chaque jour compte sont fabriquées d’objets de tous les jours. Certains artistes, par exemple, utilisent des objets qui – également à travers le choix des matériaux – désigne quelque chose de familier. Avec leur usure et leur matérialité, les œuvres peuvent aider à aider à stimuler les souvenirs de la mémoire personnelle et collective.


Le but de cette exposition est qu’elle puisse représenter l’exploration et la réflexion en s’arrêtant sur un moment propre d’une journée, de l’histoire ou de la mémoire. D’où s’ensuit que l’on peut voir la perpétuité des luttes de la vie quotidienne, les espaces donnés comme refoulés ou marginalisés, la création d’œuvres médiatiques éphémères, arrêtées dans le cours du temps, suscitant une ouverture de l’œil et incitant à la réflexion sur ces œuvres qui nous rappellent que chaque jour compte…